IL Y A UN LOUP
Rue Aristide-Briand, il y a une ancienne boucherie
où quelque chose continue de se passer
sans jamais se montrer,
un bar qui ne dort jamais vraiment,
et cette vitrine.
Aucune enseigne.
Aucun nom.
Aucun horaire.
Un jour, une robe.
Une tête de loup.
Des fleurs.
Puis plus rien.
Ça montre.
Puis ça retire.
La rue passe devant.
Les gens aussi.
Personne n’explique.
Personne ne signe.
Juste un endroit
où quelque chose regarde la rue
sans lui demander son avis.
DANS LA MÊME RUE
Le mille-feuille du boucher
À marée basse